Qui sommes nous ?


Trombi-no-scop...


David Briffaud, j'ai grandi au bord de l'Autize, une petite rivière aux portes du Marais Poitevin. L'Autize, je la vis, je la bois, je l'écris et je la voie mourir. Vingt sept ans que jour après jour, les souvenirs de pêche aux vairons et d'anguilles s'amenuisent et disparaissent au rythme des assèchements, pollutions ou autres aménagements. A huit ans je veux être garde de chasse, protéger la rivière, ma rivière. Cette vision juvénile m'emmène dans les forêts de Corrèze ou je pace quatre ans au lycée nature de Neuvic. Je reviens alors au bord de ma rivière en 98 avec un BEPA travaux forestier et un BTA gestion de la faune sauvage en poche. Lors de ma dernière année de formation, je découvre l'animation nature dans le cadre d'un stage pratique de trois mois à la réserve naturelle de St Denis du Payré (85). Je me découvre alors une passion pour l'éducation à l'environnement et cherche à me professionnaliser. Je suis reçus aux testes d'entrée d'un BEATEP éducation à l'environnement à Nantes. Reste à trouver une structure qui puisse m'accueillir pour réaliser cette formation qui se déroule en alternance. En 2000 j'intègre la brigade verte en tant qu' agent du marais à la communauté des communes Vendée Sèvre Autize. Piégeage, entretien de rivière, je suis quotidiennement au contact de l'eau, de la nature, des animaux... Trappeur contemporain dans le Marais Poitevin... Mais voilà, l'intitulé de mon poste est clair, pas de place pour l'éducation à l'environnement. J'arrive tout de même tant bien que mal à réaliser ma formation BEATEP. Soumis à un décisionnel d'élus, je me retrouve de plus en plus en désaccord avec le service environnement qui m'emploie. Il faut fermer les yeux sur trop de choses, des décharges sauvages en passant par des actions d'entretien de rivières incohérentes, sans parler des campagnes d'empoisonnement massif des ragondins, je ne tiens plus, je ne me tiens plus et devient gênant. En janvier 2002 je démissionne de mon poste pour réaliser mon stage pratique BEATEP au Parc Interrégional du Marais Poitevin. Je travail avec les écoles de la vallée de l'Autize, fabrique une maquette du bassin versant, en bref, je me trouve une réelle vocation. Dégagé de mes anciennes contraintes professionnelles, je décide de m'investir au maximum dans la sauvegarde de ma jolie rivière et plus largement du Marais Poitevin. J'intègre les associations de protection de la nature, les associations culturelles ou je m'investi beaucoup dans la diffusion de musiques actuelles et d'art de rue afin de pouvoir communiquer sur les problèmes environnementaux. Je rencontre l'association Evail, qui fut un élément majeur et moteur dans ma démarche personnelle avec laquelle, entre autres, je développe des classes et camps marais poitevin. Tous les moyens sont bon, même les plus utopique. Aidé par des amis, je réalise une collecte de témoignages sur la crue dans le marais qui m'emmènera plus tard vers la réalisation documentaire engagée et je m'initie au conte à travers un spectacle lui aussi bien engagé. Petit à petit je construit un rythme de travail me permettant d'exercer mes différentes passions, de créer la Frênaie avec mes associés et surtout d'oeuvrer quotidiennement de toute mes forces à sauver ce bout de nature qui nous fait vivre, qui me fait vivre...


Christelle Girardin baptisée ainsi par mes parents, en fait tout le monde m'appelle Titou. Je suis maman de deux petites filles, Naïa et Léonie et je suis aussi un peu la gestionnaire administrative de cette petite entreprise. Figurez vous que début 2007 je me suis découvert une vraie passion pour « la paperasse » ; Ursaff, assurances, devis, banques, cotisations et tout le tralala n'ont plus de secret pour moi. Dans ma vie antérieure, j'ai exercé la profession de monitrice éducatrice auprès d'enfants en difficulté et d'handicapé. Cette expérience en institution m'a donné envie de créer et de faire vivre un lieu d'accueil en plein nature qui permettrai d'accueilir des résidents pour des séjours de rupture. En créant la Frênaie, je mettrai toute mon énergie pour que ce rêve se réalise et j'accompagnerai les éducateurs dans la définition et la réalisation de leurs objectifs.


Julien Le Guet, aussi surnommé depuis peu Gros Jules par ses amis . Depuis tout petit déjà je suis passioné par le marais. J'y ai appris à manier le batai avec la pigouille et j'ai découvert que je vivais dans un milieu d'une très grande richesse. Des oiseaux, des reptiles, des grenouilles des gluants, des colorés , tout un tas de petites bestioles qui grouillent dès qu'on soulève un bout de bois, des oiseaux invisibles qui chantaient bref que la vie était là sous mes yeux et qu'il fallait juste apprendre à l'observer.
J' ai été à l'école espérant qu' on m'y apprendrai à reconnaitre le chant des oiseaux et on m'a donné une licence de biologie.
Ma passion m'a poussé à créer en 2002 ,avec d'autres camarades ,une association d'amoureux du Marais bien décidé à ce qu'el marais , le querve pas d'même! ( à ce que le marais ne meurt pas comme çà !), l'Evail. Animateur nature et batelier pendant 4 ans pour cette assoc', j'ai aussi l'opportunité d'intervenir sur plusieurs études, prenant alors conscience de l'importance de la démarche naturaliste en préalable d'aménagements sur ces zones fragiles et sensibles. Aussi j' ai enfin appris à reconnaître certains chants d'oiseaux.
En créant la frênaie avec mes camarades (c'est un joli nom, tu sais ) , je réalise un de mes rêves : pouvoir enfin proposer à des enfants, des enseignants, des animateurs une découverte du marais qui aille au delà de la journée en bus avec son tour de barque et sa visite de monument historique obligatoire Je peux aussi vous dire qu'en 2005, j'ai été tellement frappé par le principe génial des yourtes que j'en ai fabriquer une avec ma compagne Titou, et que nous y vivons avec nos petites filles depuis 2 ans. Mon animal fétiche est la loutre: dix ans que je lui courre après et je l'ai toujours pas vue. Cette princesse ne me fait cadeau que de ces épreintes ( nom de conné à ces crottes) au délicat parfum de poisson et de miel.
Je continue à apprendre le chant des oiseaux.
Si seulement j'avais pu apprendre quand j'étais petit...


Joseph Hiou quand j'étais petit je n'étais pas grand je montrai mes fesses à tout les passants...


Guillaume De Salvert : «Je vivais dans un tipi au moment ou je suis allé voir le premier montage de la yourte de Joseph. Après un an et demi de vie en squat l'idée de payer un loyer me paraissait impensable. Vivre en tipi sur un jardin potager était pour moi une manière de revendiquer l'essentiel: la terre et l'eau et de rester « propriétaire de ma vie ». La yourte m'a tout de suite plu. Beaucoup plus confortable que le tipi, techniquement simple, esthétiquement harmonieuse, passée à l'épreuve du temps, et marquée par la culture des nomades et des grands espaces, la yourte s'est trouvée à la croisée de tous ces chemins et bien d'autres. Encouragé par l'expérience de la construction d'une cabane je me décide à travers des petites annonces à proposer mes services de bâtisseur de cabanes, yourtes et tipis. Grâce à l'hospitalité du collectif ZO à Poitiers entre Août 2005 et Avril 2007 j'ai pu commencer à « en découdre » sérieusement avec les matériaux, la menuiserie, la couture, les devis sur la construction de près d'une quinzaine de yourtes. Après des années à tourner le dos à la société et à la vie active, le travail a pris pour moi un sens nouveau. Aujourd'hui avec les autres membres de la Frênaie nous avons ouvert les ailes de nos projets. Forts de nos expériences passées, et de notre amour de la nature, surtout forts de notre énergie mise en commun les obstacles tombent comme des mouches et les yourtes poussent comme des champignons...»