Qui sommes nous ?


Trombi-no-scop...



Christelle Girardin, baptisée ainsi par mes parents, en fait tout le monde m'appelle Titou. Je suis maman de trois petites filles, Naïa, Léonie et Luna. Dans ma vie antérieure, j'ai exercé la profession de monitrice éducatrice auprès d'enfants en difficulté et d'handicapé.
Cette expérience en institution m'a donné envie de créer et de faire vivre un lieu d'accueil en pleine nature qui permettrait d'accueillir des résidents pour des séjours de rupture.
En créant la Frênaie, je mettrai toute mon énergie pour que ce rêve se réalise et j'accompagnerai les éducateurs dans la définition et la réalisation de leurs objectifs.
Figurez vous que début 2007 je me suis découvert une vraie passion pour « la paperasse » ; Ursaff, assurances, devis, banques, cotisations et tout le tralala n'ont plus de secret pour moi. Je suis responsable de la gestion administrative et comptable de cette petite entreprise, et m'inscrit de plus en plus dans le juridique. Je tente de faire de cette partie bien souvent peu « attirante », une zone partagée pour une prise de décision collective mesurée par tous.


Julien Le Guet, aussi surnommé Juju et depuis peu Gros Jules par ses amis . Depuis tout petit déjà je suis passioné par le marais. J'y ai appris à manier le batai avec la pigouille et j'ai découvert que je vivais dans un milieu d'une très grande richesse. Des oiseaux, des reptiles, des grenouilles des gluants, des colorés , tout un tas de petites bestioles qui grouillent dès qu'on soulève un bout de bois, des oiseaux invisibles qui chantaient bref que la vie était là sous mes yeux et qu'il fallait juste apprendre à l'observer.
Je suis allé à l'école espérant qu'on m'y apprendrait à reconnaitre le chant des oiseaux et on m'a donné une licence de biologie. Ma passion m'a poussé à créer en 2002 ,avec d'autres camarades ,une association d'amoureux du Marais bien décidé à ce qu'el marais , le querve pas d'même! ( à ce que le marais ne meurt pas comme çà !), l'Evail.
Animateur nature et batelier pendant 4 ans pour cette assoc', j'ai aussi l'opportunité d'intervenir sur plusieurs études, prenant alors conscience de l'importance de la démarche naturaliste en préalable d'aménagements sur ces zones fragiles et sensibles.
Aussi j'ai enfin appris à reconnaître certains chants d'oiseaux. En créant la frênaie avec mes camarades (c'est un joli nom, tu sais ) , je réalise un de mes rêves : pouvoir enfin proposer à des enfants, des enseignants, des animateurs une découverte du marais qui aille au delà de la journée en bus avec son tour de barque et sa visite de monument historique obligatoire Je peux aussi vous dire qu'en 2005, j'ai été tellement frappé par le principe génial des yourtes que j'en ai fabriqué une avec ma compagne Titou, et que nous y vivons avec nos petites filles depuis 7 ans.
Mon animal fétiche est la loutre: dix ans que je lui cours après et je l'ai toujours pas vue.
Cette princesse ne me fait cadeau que de ces épreintes ( nom de conné à ces crottes) au délicat parfum de poisson et de miel.
Je continue à apprendre le chant des oiseaux.
Si seulement j'avais pu apprendre quand j'étais petit...


Joseph Hiou quand j'étais petit je n'étais pas grand je montrai mes fesses à tout les passants...


Guillaume De Salvert : «Je vivais dans un tipi au moment ou je suis allé voir le premier montage de la yourte de Joseph. Après un an et demi de vie en squat l'idée de payer un loyer me paraissait impensable. Vivre en tipi sur un jardin potager était pour moi une manière de revendiquer l'essentiel: la terre et l'eau et de rester « propriétaire de ma vie ». La yourte m'a tout de suite plu.
Beaucoup plus confortable que le tipi, techniquement simple, esthétiquement harmonieuse, passée à l'épreuve du temps, et marquée par la culture des nomades et des grands espaces, la yourte s'est trouvée à la croisée de tous ces chemins et bien d'autres.
Encouragé par l'expérience de la construction d'une cabane je me décide à travers des petites annonces à proposer mes services de bâtisseur de cabanes, yourtes et tipis. Grâce à l'hospitalité du collectif ZO à Poitiers entre Août 2005 et Avril 2007 j'ai pu commencer à « en découdre » sérieusement avec les matériaux, la menuiserie, la couture, les devis sur la construction de près d'une quinzaine de yourtes.
Après des années à tourner le dos à la société et à la vie active, le travail a pris pour moi un sens nouveau. Aujourd'hui avec les autres membres de la Frênaie nous avons ouvert les ailes de nos projets.
Forts de nos expériences passées, et de notre amour de la nature, surtout forts de notre énergie mise en commun les obstacles tombent comme des mouches et les yourtes poussent comme des champignons...»


Estelle Rodon : J'ai des liens très forts avec le marais, synonyme pour moi, quand j'étais enfant, de vacances, de week-end, de balades en barque, à vélo, de jeux...
bref de liberté, dans un endroit merveilleux, plein de chants d'oiseaux, de fleurs...
Je garde beaucoup de souvenirs, des images, des odeurs de cette époque qui m'ont donné cet attachement viscéral au Marais poitevin. Je dois cela en grande partie à mes grands-parents qui m'ont raconté leurs souvenirs, leurs anecdotes et m'ont transmis leurs racines... Cela m'a permis, en grandissant, d'avoir un « port d'attache » vers lequel il m'était toujours possible de revenir... Des études ? Ah oui, des années à la fac ! Un DEUG de Géographie, une Maîtrise d'Aménagement du Territoire, une licence d'Histoire de l'Art et Archéo, un DESS de Valorisation du Patrimoine...
Cela peut paraître trop, peut-être, mais je n'ai aucun regret car tout ce que j'ai appris me sert aujourd'hui, autant à la Frênaie que dans mes activités associatives...Et pendant toutes ces années, le Marais est là, en pointillé, j'y reviens souvent, je participe à l'Evail, association « poil à gratter » des institutions décisionnelles... « pour que l'mara querve pas d'même ! ».
Par contre, dur dur de trouver un boulot, même avec tous ces diplômes ! J'ai eu la chance de passer trois ans au Parc naturel régional de la Brenne, mais d'où je suis partie... pour revenir dans ce cher Marais ! Pareil, pas facile de trouver un boulot ici, ou alors un travail saisonnier : la Maison du Marais poitevin m'embauche deux saisons consécutives.
J'apprends encore beaucoup sur le marais, j'affine ma vision des choses... Je mets un pied dans l'animation nature et l'éducation à l'environnement... Ça me plaît, transmettre non seulement un savoir mais aussi donner à voir, à sentir, à toucher, à réfléchir..., offrir une joyeuse parenthèse à tous ceux (enfants et adultes) que je croise, recréer un lien entre nature et êtres humains... Puis au début de l'année 2009, la Frênaie anticipe un accroissement d'activités sur le camping et l'équipe me propose de rejoindre le bateau... On se connaît déjà, notamment avec Titou et Julien, depuis de nombreuses années. « Attendez, faut que j'réfléchisse ...
D'accord ! » Je rejoins donc l'équipe le 1er avril 2009 (ils ont peut-être voulu me faire une blague, en tous cas, je suis restée!). L'énergie qui se dégage de l'équipe et le bouillonnement d'idées, de projets, d'actions permet d'avancer, d'aller loin... L'égalité entre les personnes permet la participation et l'implication de chacun, le projet valorise les compétences de tous.
La Frênaie vise à être fortement ancrée dans le territoire, à le valoriser, à participer à sa sauvegarde.
Ma participation au collectif fait partie d'un tout, puisque cela me permet de vivre là où j'en ai envie et en plus, de faire vivre mon territoire par la participation à d'autres associations locales militantes.


Clément Batiot...


Valentin Biraud : Natif du Marais, un « gars du pays » comme on dit... un p'tit maraîchin ! Surnommé « super poulain » ou « jeune cabris », au choix ! Je suis attaché au territoire, au Mara, depuis tout petit.
Je me souviens d'avoir fait de la barque sur un Marais « nigé » pendant l'évail (la crue de l'annaie), d'avoir vu la vie locale, tous ses savoir-faire et j'ai le sentiment fort d'être attaché à tout çà ! J'ai grandi dans une ferme, mes grand-parents étaient agriculteurs. J'ai vite senti, même si ça ne plairait pas à tout le monde, que ce milieu m'attirait. Je décide donc de passer un bac agricole.
J'ai enchainé avec une formation « bois », à Tarbes ; comme pour m'éloigner du Marais et mieux y revenir. Je souhaite continuer à approfondir mes connaissances de l'environnement. J'entame alors un BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature), option gestion des espaces naturels, dans le Limousin. J'ai retrouvé pas mal de liens entre ces 2 régions, une similitude de la faune et la flore des zones humides ; cela me permet d'améliorer encore mes connaissances du milieu.
Mon BTS GPN en poche, je rentre au pays en 2012. J'ai envie de m'impliquer sur le territoire en y travaillant, autrement que comme batelier (métier que j'exerce depuis mes 17 ans, à chaque vacance scolaire, mais qui n'est pas un métier à l'année).
C'est alors que l'équipe de la Frênaie, que je connaissais déjà car j'allais aider à monter et démonter des yourtes, me propose de les rejoindre. Cela m'enchante de suite, me motive. Je peux dire que j'y trouve un épanouissement personnel fort.
Je participe à l'éducation à l'environnement, à la sensibilisation autour de notre territoire, et je peux le faire de manière collective, en partageant des mêmes valeurs et en apprenant de gens qui ont fait avancer l'éducation à l'environnement sur le territoire du Marais Poitevin.
Pour l'avenir dans le futur, j'ai envie de développer des projets cohérents, avec l'optique d'une autonomie possible grâce aux savoir-faire manuels, continuellement en cours d'acquisition, tout çà de manière collective.


Jérôme Chamare : Après avoir effectué un BTS en mécaniques et automatismes industriels, je me retrouve à travailler en maintenance dans le milieu de la plasturgie et de la métallurgie pendant 6 ans. Le productivisme capitaliste et la hiérarchie pyramidale m'a très vite posé problème.
J'ai ensuite été salarié dans le bâtiment en tant qu'électricien chauffagiste pendant 2 ans, mais là encore la position patron/salarié m'a posé problème. J'étais déjà très sensibilisé sur les économies d'énergie, j'ai donc quitté mon emploi pour retourner à l'école à 30 ans pour me spécialiser en efficacité énergétique et en énergies renouvelables.
Par la suite, j'ai créé mon entreprise spécialisée en audit thermique et installation solaire. Je pouvais enfin faire ce qui me correspondait, mais il me manquait encore quelque chose, travailler seul n'était pas toujours épanouissant.
En 2010, je rencontre Angela et l'on décide ensemble de donner un sens à notre vie. Nous avons donc quitté nos activités professionnelles, lâché notre appartement, vendu nos 2 véhicules.
Nous avons ensuite acheté 2 vélos couchés et nous sommes partis en wwoofing pendant 9 mois sur toute la France (pour plus d'informations, voir notre blog : http://uneviedewwoof.blogspot.fr.
C'est ainsi que nous avons rencontré la Frênaie. A la suite de notre périple, j'ai rejoint l'équipe au sein de l'atelier de fabrication de yourte. Je vis actuellement en yourte avec Angela.
Je peux dire aujourd'hui que j'ai enfin trouvé un lieu où mes aspirations de vie, tant au niveau professionnel que personnel, sont comblées.


Anaïs...